Histoire de Taïwan

Publié le par mathilde

 

 

 

Époque Hollandaise

 

 

Des contacts avec les Européens eurent lieu au XVIe siècle lorsqu'un vaisseau Portugais repéra l'île et la surnomma "Ilha Formosa", ou "Belle Île" en portugais. Les Portugais ne firent aucune tentative pour la coloniser. En 1624, les Hollandais établirent une base à Taiwan construisant deux forts l’un à Anping ( Fort Zelandia ) et l’autre à Tainan ( Fort Providentia ), et commencèrent à importer des ouvriers de la province chinoise du Fujian. C'est autour de cette période que la population indigène de Taiwan commença à se métisser. Les Hollandais firent de Taiwan une colonie et en établirent la capitale à Tainan. Les missionnaires évangélisèrent des aborigènes, et des traductions en langue siraya de textes religieux sous forme romanisée fut réalisée à des fins d’évangélisation. Une école fut construite à Sinkan, et l’usage de cette écriture fut enseigné aux aborigènes. Bien qu’elle ne fut pas normalisée dans son orthographe, l’utilisation de cette écriture restera en usage encore jusqu’au XIXe siècle, mais peu de documents existent actuellement écrit dans cette langue. En 1626 Les Espagnols s’installèrent également à Taiwan mais dans le Nord de L’île, ils construisirent aussi deux forts, un à Keelung et l’autre à Tamsui. Ils seront expulsés de l’île par les Hollandais en 1642.

 

 

 

 

 

Koxinga et la loi impériale chinoise

 

 

Les Hollandais furent expulsés de l'île en 1662 par Zheng Chenggong (connu sous le nom de Koxinga), un ancien pirate reconverti en chef militaire qui se décrivait comme un loyaliste Ming. Zheng établit ainsi le Royaume de Tungning (1662-1683). Faisant de Tainan sa capitale, la dynastie Zheng lança plusieur raids sur la côte de Chine continentale.

 

 

En 1683, la dynastie Qing annexa officiellement Taiwan. Après la défaite du petit-fils de Zheng face à la flotte de l'amiral Shi Lang, tous les habitants restés fidèles à Cheng furent exilés dans les régions les plus reculées de l'empire Qing, laissant environ 7 000 Han sur Taiwan. Le gouvernement Qing adapta sa politique taïwanaise afin de réduire piraterie et vagabondage dans la région, le menant à une série d'édits sur l'immigration et le respect des droits fonciers des aborigènes. Des immigrants clandestins continuèrent à entrer à Taiwan afin d'exploiter les terres des aborigènes sous contrats qui généralement étaient basés sur un mariage, alors que la frontière entre les terres sous contrôle fiscal et les terres "sauvages" reculait vers l'est.

 

 

 

La loi coloniale japonaise

 

 

Après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895) en 1895, la Chine fut forcée de céder Taiwan au Japon à perpétuité (traité de Shimonoseki), en laissant une période de grâce pour les sujets Han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent.

 

 

Le 25 mai 1895, la République de Taiwan, installant sa capitale à Tainan, fut créée dans le but de résister à la loi japonaise. Cette résistance fut matée le 21 octobre 1895, lorsque les forces japonaises entrèrent à Tainan. Pendant la période coloniale, les Japonais utilisèrent le modèle Français de forces d'occupation, et contribuèrent significativement à l'industrialisation de l'île : ils mirent en place, entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique. Autour de 1935, les Japonais commencèrent une politique d'assimilation sur toute l'île pour raffermir le lien entre l'île et le l'Empire Japonais.

 

 

A la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'"instrument japonais de reddition", le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine. Les modalités de ce transfert sont peu claires, des sources posent que l'archipel de Taiwan devait devenir un état indépendant. L'armée chinoise devant simplement assurer la phase de transition d'après guerre. Les troupes de la ROC furent autorisées à venir sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'Ordre Général numéro 1 émis par le Général Douglas MacArthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

 

 

 

 

 

Archipel de Taiwan sous la République de Chine

 

 

La chine s'installe à Taiwan, mais c'est rapidement une retraite, qui s'organise. Face à certaines agitations dans l'île, et vu le contexte continental, l'armée de la République de Chine se crispe, réprime le mouvement du 27 février 1947, et le Kuomintang établit une mainmise totale sur la vie politique et administrative de l'île. L'état d'urgence est proclamé.
Cet isolement, et cette situation délicate d'îlot anti-communiste permet finalement l'afflux de l'aide militaire et économique américaine, et favorise le miracle industrialo-économique de l'île. Des voix -Chinoises- commencent à demander posément plus de démocratie, une lutte contre la corruption, et le pluripartisme. Mais la censure tombe, les leaders sont arrêtés, et emprisonnés.
Les années 60, l'apaisement de la situation, et le vieillissement de Tchang permettent d'affaiblir la ligne dure du Kuomintang.
Des mouvements démocratiques commencent à s'exprimer avec plus de force. Lorsque Tchang meurt, et que sont fils
Chiang Ching-kuo lui succède, il desserre l’étau du KMT. Un groupement politique « Hors parti » se crée, permettant d'éviter les lois répressives envers « les opposants au régime ».
Sa mort, en 1988, laisse Taiwan dans le doute. L'arrivée de Li Tenghui, un natif de Taiwan, favorise finalement les réformes et la démocratisation commencées. Les élections de 1996 se font démocratiquement, et reconduisent Li Tenghui.
Mais la véritable évolution se trouve sans doute dans la polarisation autour de l'idée d'indépendance officielle pour l'archipel, débat qui monopolise en grande partie la politique Taiwanaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire chronologique

 

 

  • 1544 les Portugais croisent au large de Taiwan et nomment l’île Formose, « ilha Formosa »

     

  • 1624 les Hollandais s’installent à Tainan et à Anping ou ils construisent deux forts. Ils feront du commerce et évangéliseront une partie des aborigènes à leurs contacte.

     

  • 1626 les Espagnols s’installent au Nord de l’île à Tamsui et à Jilong. Ils essayeront de faire la même chose que les Hollandais mais avec beaucoup moins de succès.

     

  • 1642 les Espagnols sont chassés par les Hollandais.

     

  • 1661 Koxinga fuyant les Manchous se réfugie à Taiwan.

     

  • 1662 Koxinga bas les Hollandais, les Hollandais quittent l’île à leur tour.

     

  • 1683 Les Manchous (Dynastie Qing) prennent possession de Taiwan et la placent sous l’autorité de la province du Fujian

     

  • 1886 Taiwan devient une province chinoise

     

  • En 1895 le traité de Shimonoseki est signé, la Chine cède Taiwan au Japon. Sous l'occupation japonaise, le système éducatif, les infrastructures et l'industrie de Taiwan se développent.

     

  • En 1945, le Japon capitule. Les nationalistes du Guomindang (KMT) prennent le contrôle de l'île avec l'accord des Alliés (conférence du Caire). Les Taïwanais ne sont plus dominés par le Japon. Les arrivants de Chine importent la corruption et la répression. Le gouvernement et la population formosane sont en désaccord.

     

  • Le 28 février 1947, un incident éclate à Taipei (二二八事件). La population manifeste, et les affrontements avec le gouvernement nationaliste se multiplient. Une terrible répression s'ensuit accompagnée d'environ 20 000 à 30 000 morts. Les leaders sont exécutés. La loi martiale est instaurée sur toute l'île.

     

  • Sur le continent, en 1949, les communistes proclament la République populaire Chine de. Le maréchal Tchang Kaï-chek, après avoir perdu la guerre contre Mao Zedong, se réfugie à Taiwan. Il remet alors en place la loi martiale ainsi qu'un gouvernement provisoire. La population chinoise arrivée en 1949 représente 15 % de la population totale de l'île. Mais les immigrés prennent le contrôle de Formose et des 85 % de Taïwanais.

     

  • La République de Chine est créée à Taiwan, en 1950.

     

  • Les États-Unis et Taiwan signent l'accord de défense et d'assistance mutuelles en 1951.

     

Le traité de San Francisco est signé entre les Alliés et le Japon. Avec ce traité, le Japon renonce à sa souveraineté sur Taiwan. Ce traité ne spécifie pas la nouvelle souveraineté. On considère alors que « le futur statut de Taiwan sera décidé en accord avec les intentions et les principes de la Charte des Nations unies ». C'est le seul traité international du XXe siècle concernant le statut de Taiwan.

 

 

  • En 1958, l'armée populaire de libération (APL) chinoise continentale lance une offensive contre les îlots de Quemoy et de Matsu. C'est la crise du détroit de Formose. Les États-Unis interviennent et empêchent l'invasion chinoise.

     

  • En 1971, le président américain Nixon et Henry Kissinger préfèrent la république populaire de Chine. La République de Chine est expulsée de l'ONU, et est remplacée par la République populaire de Chine. Taiwan perd alors son rôle officiel de représentant de toute la Chine.

     

  • Tchang Kaï-chek meurt en 1975.

     

  • En 1979, Pékin appelle Taiwan à revenir « au sein de la mère patrie ». Le gouvernement est alors appelé « autorités de Taipei », par la RPC.

     

  • En 1981, Pékin propose à Taipei les « trois liens » (commerce, poste, voyages), ainsi que les « quatre échanges » (universitaires, culturels, économiques et sportifs). La Chine invente alors la doctrine : « Un pays, deux systèmes. »

     

  • En 1982, après avoir répondu par les « trois non » (non aux contacts, aux négociations et aux compromis), Taiwan reconnaît les dirigeants de Pékin comme les « autorités communistes chinoises ».

     

  • La loi martiale, qui dure depuis 1949, est levée à Taiwan en 1987. La population est autorisée à visiter la RPC.

     

  • En 1991, le président taïwanais, Lee Teng-hui, annonce la fin de la « période de mobilisation nationale pour la suppression de la rébellion communiste ».

     

  • En novembre 1993, le ministre taïwanais de l'économie annonce la politique « provisoire » « des deux Chines », qui concerne « deux États souverains ».

     

  • En mars 1996, la RPC déclenche des manœuvres aéronavales le long de la côte du Fujian. En particulier elle tire des missiles au large de Taiwan. La réaction des États-Unis est le déploiement de deux porte-avions nucléaires dans la zone. Lee Teng-hui est élu président au suffrage universel.

     

  • Durant l'été 1999, la doctrine d'« une seule Chine » est abandonnée. Taiwan veut négocier d'État à État avec la RPC. La RPC profère alors des menaces de guerre en prévoyant une intervention militaire en cas d'évolution indépendantiste.

     

  • En février 2000, un Livre blanc est publié à Pékin.

     

  • En mars 2000, le KMT est battu aux élections présidentielles par le PDP (Parti démocrate progressiste). Le nouveau président de Taiwan est Chen Shui-bian.

     

  • En 2004 Chen Shui-bian est réélu.

     

 

 

 

 

 

Époque Hollandaise

 

 

Des contacts avec les Européens eurent lieu au XVIe siècle lorsqu'un vaisseau Portugais repéra l'île et la surnomma "Ilha Formosa", ou "Belle Île" en portugais. Les Portugais ne firent aucune tentative pour la coloniser. En 1624, les Hollandais établirent une base à Taiwan construisant deux forts l’un à Anping ( Fort Zelandia ) et l’autre à Tainan ( Fort Providentia ), et commencèrent à importer des ouvriers de la province chinoise du Fujian. C'est autour de cette période que la population indigène de Taiwan commença à se métisser. Les Hollandais firent de Taiwan une colonie et en établirent la capitale à Tainan. Les missionnaires évangélisèrent des aborigènes, et des traductions en langue siraya de textes religieux sous forme romanisée fut réalisée à des fins d’évangélisation. Une école fut construite à Sinkan, et l’usage de cette écriture fut enseigné aux aborigènes. Bien qu’elle ne fut pas normalisée dans son orthographe, l’utilisation de cette écriture restera en usage encore jusqu’au XIXe siècle, mais peu de documents existent actuellement écrit dans cette langue. En 1626 Les Espagnols s’installèrent également à Taiwan mais dans le Nord de L’île, ils construisirent aussi deux forts, un à Keelung et l’autre à Tamsui. Ils seront expulsés de l’île par les Hollandais en 1642.

 

 

 

 

 

Koxinga et la loi impériale chinoise

 

 

Les Hollandais furent expulsés de l'île en 1662 par Zheng Chenggong (connu sous le nom de Koxinga), un ancien pirate reconverti en chef militaire qui se décrivait comme un loyaliste Ming. Zheng établit ainsi le Royaume de Tungning (1662-1683). Faisant de Tainan sa capitale, la dynastie Zheng lança plusieur raids sur la côte de Chine continentale.

 

 

En 1683, la dynastie Qing annexa officiellement Taiwan. Après la défaite du petit-fils de Zheng face à la flotte de l'amiral Shi Lang, tous les habitants restés fidèles à Cheng furent exilés dans les régions les plus reculées de l'empire Qing, laissant environ 7 000 Han sur Taiwan. Le gouvernement Qing adapta sa politique taïwanaise afin de réduire piraterie et vagabondage dans la région, le menant à une série d'édits sur l'immigration et le respect des droits fonciers des aborigènes. Des immigrants clandestins continuèrent à entrer à Taiwan afin d'exploiter les terres des aborigènes sous contrats qui généralement étaient basés sur un mariage, alors que la frontière entre les terres sous contrôle fiscal et les terres "sauvages" reculait vers l'est.

 

 

 

La loi coloniale japonaise

 

 

Après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895) en 1895, la Chine fut forcée de céder Taiwan au Japon à perpétuité (traité de Shimonoseki), en laissant une période de grâce pour les sujets Han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent.

 

 

Le 25 mai 1895, la République de Taiwan, installant sa capitale à Tainan, fut créée dans le but de résister à la loi japonaise. Cette résistance fut matée le 21 octobre 1895, lorsque les forces japonaises entrèrent à Tainan. Pendant la période coloniale, les Japonais utilisèrent le modèle Français de forces d'occupation, et contribuèrent significativement à l'industrialisation de l'île : ils mirent en place, entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique. Autour de 1935, les Japonais commencèrent une politique d'assimilation sur toute l'île pour raffermir le lien entre l'île et le l'Empire Japonais.

 

 

A la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'"instrument japonais de reddition", le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine. Les modalités de ce transfert sont peu claires, des sources posent que l'archipel de Taiwan devait devenir un état indépendant. L'armée chinoise devant simplement assurer la phase de transition d'après guerre. Les troupes de la ROC furent autorisées à venir sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'Ordre Général numéro 1 émis par le Général Douglas MacArthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

 

 

 

 

 

Archipel de Taiwan sous la République de Chine

 

 

La chine s'installe à Taiwan, mais c'est rapidement une retraite, qui s'organise. Face à certaines agitations dans l'île, et vu le contexte continental, l'armée de la République de Chine se crispe, réprime le mouvement du 27 février 1947, et le Kuomintang établit une mainmise totale sur la vie politique et administrative de l'île. L'état d'urgence est proclamé.
Cet isolement, et cette situation délicate d'îlot anti-communiste permet finalement l'afflux de l'aide militaire et économique américaine, et favorise le miracle industrialo-économique de l'île. Des voix -Chinoises- commencent à demander posément plus de démocratie, une lutte contre la corruption, et le pluripartisme. Mais la censure tombe, les leaders sont arrêtés, et emprisonnés.
Les années 60, l'apaisement de la situation, et le vieillissement de Tchang permettent d'affaiblir la ligne dure du Kuomintang.
Des mouvements démocratiques commencent à s'exprimer avec plus de force. Lorsque Tchang meurt, et que sont fils Chiang Ching-kuo lui succède, il desserre l’étau du KMT. Un groupement politique « Hors parti » se crée, permettant d'éviter les lois répressives envers « les opposants au régime ».
Sa mort, en 1988, laisse Taiwan dans le doute. L'arrivée de Li Tenghui, un natif de Taiwan, favorise finalement les réformes et la démocratisation commencées. Les élections de 1996 se font démocratiquement, et reconduisent Li Tenghui.
Mais la véritable évolution se trouve sans doute dans la polarisation autour de l'idée d'indépendance officielle pour l'archipel, débat qui monopolise en grande partie la politique Taiwanaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire chronologique

 

 

  • 1544 les Portugais croisent au large de Taiwan et nomment l’île Formose, « ilha Formosa »

     

  • 1624 les Hollandais s’installent à Tainan et à Anping ou ils construisent deux forts. Ils feront du commerce et évangéliseront une partie des aborigènes à leurs contacte.

     

  • 1626 les Espagnols s’installent au Nord de l’île à Tamsui et à Jilong. Ils essayeront de faire la même chose que les Hollandais mais avec beaucoup moins de succès.

     

  • 1642 les Espagnols sont chassés par les Hollandais.

     

  • 1661 Koxinga fuyant les Manchous se réfugie à Taiwan.

     

  • 1662 Koxinga bas les Hollandais, les Hollandais quittent l’île à leur tour.

     

  • 1683 Les Manchous (Dynastie Qing) prennent possession de Taiwan et la placent sous l’autorité de la province du Fujian

     

  • 1886 Taiwan devient une province chinoise

     

  • En 1895 le traité de Shimonoseki est signé, la Chine cède Taiwan au Japon. Sous l'occupation japonaise, le système éducatif, les infrastructures et l'industrie de Taiwan se développent.
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Publié dans mathildetaiwan

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